« Que l’on s’engage dans une démarche d’amour de soi ou d’amour des autres, il nous faut toujours aller au-delà du domaine des sentiments pour réaliser l’amour. C’est pourquoi il est utile de considérer l’amour comme une pratique. » — bell hooks

S'inspirant des écrits de l'écrivaine et théoricienne bell hooks, cette exposition personnelle de l'artiste Marie-Danielle Duval à la Maison de la culture Marie-Uguay interroge le pouvoir transformateur de l'amour radical.

L'exposition est conçue comme un hommage tendre à la grand-mère de l'artiste. Quatre sculptures, disposées dans la galerie et recouvertes de sable prélevé sur la terre natale de l'aïeule au Sénégal, déploient une méditation sensible sur l'enracinement et la mémoire. Le sable évoque tout autant la fragilité de l'existence que la permanence de l'héritage. Hybridant le corps féminin et celui d'animaux marins, femme-pieuvre ou femme-bernard-l'ermite, ces créatures convoquent les cosmologies aquatiques ouest-africaines et afrodiasporiques, où la divinité Mami Wata préside aux passages et aux métamorphoses

À ces sculptures répondent des toiles et des dessins qui les entourent dans l'espace : moments d'intimité, de lecture, de repos, de vie en communauté, où se rencontrent des figures de femmes noires apaisées et d'autres présences mystiques qui surgissent.

Photos © William Bobby Sabourin

 
 
 
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